10 juillet 2008
Et de trois !
10 jours déjà que je ne suis pas venu vous parler mais mon temps a été bien occupé tant sur le plan tricot que sur le plan professionnel.
Demain, la cage aux oiseaux va fermer ses portes pour quelques temps. Les dernières semaines ont été riches d’émotions. Il y a d’abord eu l’ambiance feutrée et le silence quasi religieux qui entourent les épreuves du baccalauréat, l’attente fébrile de la journée du 4 juillet, les exclamations joyeuses, étonnées, les pleurs, qui ont suivi l’affichage des résultats, les conseils stratégiques avec les enseignants pour choisir les matières de rattrapage aux oraux du second groupe et, durant 10 jours, ces figures angoissées qui attendent dans les couloirs devant les portes des salles ou, en une demi heure, va se jouer la prochaine année de leur vie. Echec, et une année de plus au lycée ou réussite, et envol vers une nouvelle vie qui à la fois les attirent et les effraient.
La sortie du lycée, pour la plupart, c’est l’entrée dans le monde des adultes et avouez qu’il y a de quoi être effrayé !
Ces 10 jours ont aussi été l’occasion des derniers au revoir et des derniers échanges de cadeaux Il y a maintenant une écharpe parme baptisée « Poésie » qui attend sagement les grands froids de l’hiver prochain pour orner le cou de mon amie Jamila.
Passionnée par les Lettres, Jamila a entamé sa première année face aux élèves avec la passion de transmettre cet amour et son savoir. La découverte de l’autre face du métier d’enseignant, celle qui consiste à tout d’abord prouver à un clan d’adolescents que le Français peut être plus intéressant qu’une séance de chahut, a été difficile. Mais certains apprennent très vite : Jamila est de ceux là : d’une classe turbulente, elle a fait un groupe soudé et enthousiaste qui a participé avec brio au Printemps des poètes et soutenu avec aisance la difficile étude des « Chants de Maldoror » devant une inspectrice.
J’envie la maturité tranquille que tu as acquise en quelques mois sans perdre ta passion et ta foi en ce métier.
Que l’année prochaine te soit douce, je sais que les têtes brunes et blondes que l’on te confiera seront pleines et bien faites à la fin de l’année scolaire
30 juin 2008
Ma journée à la Foire aux laines de Bossay sur Claise
Je vous l’avais annoncé : j’y étais ! Pas très tôt car le potager demandait un peu de nettoyage avant que le soleil ne soit trop haut. Quel dommage que les liserons ne se mangent pas en salade : j’aurais le potager le plus prolifique qui soit …
Lorsque je suis arrivée, la partie « Vente de toisons » venait de se terminer. Mais, pas de regrets, il n’y avait pas de vente pour les particuliers.
Pour cette partie là donc, vous en apprendrez un peu plus dans le prochain épisode de Pastagalaine, prévu aux environs du 6 juillet.
En revanche, coté rencontre, j’ai été gâtée : j’ai participé au fil rouge en tricotant quelques rangs d’une « écharpe pour géant » en compagnie de tricoteuses ET tricoteurs sympathiques,
J’ai trouvé quelques pelotes à tout petits prix pour participer à l’opération prémalaine, j’ai papoté avec Ulrike qui, menuisier, s’est penchée avec intérêt sur les fuseaux et rouets et nous avons toutes les deux bénéficié du savoir-faire de Soleil qui présentait ses fils et ses créations en laine mohair.
Une gentillesse et une compétence qui m’a aussitôt donné envie de la rejoindre sur le forum du filage.
Et comme en rentrant à la maison, je ne cachais pas mon enthousiasme pour le filage, regardez ce que l’Homme a trouvé le moyen de me faire en une petite demi-heure :
Comme cela, je vais pouvoir m’amuser avec la superbe poignée de fil tout doux, tout soyeux que m’a donnée Soleil.
Je sais, je sais, j’ai de la chance ;-)
27 juin 2008
J’ai failli rater cela !!!
Demain samedi 28 juin, j’avais prévu de longue date de « monter » à Tours participer au café tricot de la Boite à Laine. Je l’avais même annoncé dans mes notes transmises à Nacreline pour le podcast Pastagalaine.
Et puis, ce matin, petit entrefilet dans la presse locale : Dans le village de Bossay sur Claise (à seulement une vingtaine de kilomètres) se tient demain la 25ème foire aux laines primées.
Vingt cinq ans que cela existe, et je ne le savais pas !!!
Bon en même temps, cela ne fais pas si longtemps que je suis Tourangelle …
Le journal annonce : 40 producteurs, 10 tonnes de laines, des démonstrations de fileuse, cardeuse, tricoteuse, crocheteuse et un fil rouge avec le tricotage d’une écharpe.
Attendez moi ! j’arrive !!! Au lieu de « monter » à Tours, je vais « descendre » à Bossay et, euh … il serait peut-être plus prudent que je laisse le chéquier et la carte bleu à la maison ?
24 juin 2008
Et de deux !
Dans la série « cadeaux de fin d’année scolaire », je vous présente mes mitaines «Cantatrice».

Mon modèle de départ, ce sont les « Fetching » de Cheryl Niamath trouvés sur Knitty de l’été 2006. J’ai ajouté un montage fantaisie inspiré de celui que Nancy Bush nous a appris à Marseille. J’ai rallongé les poignets pour qu’ils tiennent davantage chaud et que cela donne un petit air de soirée mais je n’ai pas repris le picot des doigts qui ne m’inspirais pas.
En revanche, j’ai adoré le système de réservation de mailles pour le montage du pouce. Le soir ou j’en suis arrivé à ce passage, j’étais fatiguée par une journée un peu dure et je butais sur les explications. Je n’arrivais pas à visualiser comment cela allait évoluer et quand je ne « vois » pas le résultat, je n’arrive pas à avancer. Et puis, à 4 heures du matin, réveil avec une illumination : mais bien sur ! C’est ça ! Incroyable, ce que je peux être obtus par moment !

Depuis, j’adore cette méthode et je sens que toutes mes mitaines à venir seront montées de cette manière.
Mais pourquoi ce nom « Cantatrice » me direz-vous ? Et bien parce qu’elles sont destinées à mon amie Amina, jeune prof de Lettres qui, arrivant cette année dans la cage aux oiseaux, s’est battue comme une forcenée pour monter un projet pédagogique et emmener ses élèves de seconde, voir « La Cantatrice Chauve » de Ionesco au Théâtre de la Huchette. Vous ne pouvez imaginer ce que cette sortie représente pour les élèves d’un lycée de campagne mais l’énergie, le courage qu’il a fallu déployer pour arriver à finaliser ce projet étaient aussi conséquents. Intégrer son action pédagogique dans un projet d’établissement en grande partie déjà monté l’année précédente, le faire accepter par une équipe existante, jongler avec les emplois du temps, les réservations, les transports, trouver le financement, convaincre un chef d’établissement et un conseil d’administration, trouver des collègues accompagnateurs et, cerise sur le gâteau, assumer la responsabilité de 30 ados dans Paris : Cela valait au moins qu’une paire de mitaine te rappelle cette expérience et t’encourage à poursuivre ton chemin avec autant de pugnacité.
Tu nous manqueras, ma belle et les lycéens de D… auront bien de la chance l’année prochaine.
16 juin 2008
Et de un,
La fin de l’année scolaire approche et avec elle son lot de départ et de séparation. Elèves, collègues … Toutes les années, il y a ceux et celles avec qui on a noué des liens privilégiés et qui prennent d’autres routes. Bien sur, on se promet toujours de rester en contact, on échange adresse, téléphone et mel et puis … les vacances passées, on se laisse happer par le quotidien, les nouvelles tâches, les nouveaux à accueillir et les liens s’étirent, se distendent, comme un fil de laine sur lequel on tirerait trop.
Une fois que l’on a pris conscience que toutes les promesses n’y changeront rien ou rarement, les fins d’année sont encore plus tristes !
Cette année, pour que l’hiver prochain, un petit geste familier du matin rattache encore un peu mes amies à la cage aux oiseaux, j’ai essayé de tricoter pour chacune d’elle un petit présent. Inutile de vous dire que les aiguilles chauffent !
Ce week-end malgré mes pérégrinations pour la journée du tricot, j’ai réussi à terminer l’écharpe pour Delphine. Il s’agit d’un modèle de Clau, « Caitlin’s scarf » idéal pour commencer le tricot dentelle. Je suis incapable de vous donner les références de la laine utilisée : je l’ai trouvé dans « mon stock d’avant » c'est-à-dire une malle qui renferme des laines détricotées, non étiquettées qui ont toutes plus de 18 ans.
Ne connaissant pas la composition exacte, j’étais un peu inquiète sur sa tenue au blocage et puis finalement, le résultat est très agréable, très léger. Je l’ai emballée comme un gros bonbon et j’espère que sa douceur tiendra chaud au cœur de ma petite espagnole exilée près de Versailles l’année prochaine.
10 juin 2008
Une Naissance
Si comme moi, vous ne parlez pas anglais couramment, vous étiez peut-être frustrée, d’entendre les tricopines parler des podcasts ou baladodiffusion de tricot anglo-saxons.
Et bien, grâce à Nacreline, nous avons enfin un podcast en français :
petit frère des premières informations diffusées sur les postes à galène, fleurant bon l’anis du pastis provençal (le fameux pastaga), et chaleureux comme une douce pelote de laine.
Il est né la semaine dernière déjà mais sa créatrice pensait que le premier numéro devait s’appeler numéro zéro car ce n’était qu’un épisode de présentation.
J’ai donc attendu l’arrivée de l’épisode un pour vous adresser ce faire-part.
C’est agréable à écouter en tricotant, bourré d’informations, avec l’interview exclusive d’une invitée surprise et si vous avez vous-même un évènement à signaler, une annonce à faire, Nacreline relaiera volontiers l’information.
Un rendez-vous bimensuel que je ne raterai pas et à qui je souhaite longue vie.
01 juin 2008
A l’arraché !
Ouf ! 1er juin : c’était la date limite fixé par le planning du kal du sac à torsades de Garnstudio dont je vous avais déjà parlé. La doublure qui m’angoissait, finalement était cousue assez rapidement.
L’ouvrage a pourtant failli finir au fond de mon panier à encours à cause d’un seul bouton ! Au fond de ma boite à trésors dormaient depuis des années trois coquilles de céramique rose. C’était l’occasion rêvée de les utiliser .J’en ai donc cousu un puis le deuxième et … au moment de fixer le troisième … je me suis aperçu qu’il avait un défaut et qu’il n’était pas possible de le fixer
Dans ces cas là, j’ai besoin d’une pause… qui risque de durer …
Heureusement qu’Aurore – Jiminy Cricket, l’organisatrice du KAL m’a gentiment encouragée et après avoir de nouveau farfouillé dans mes boites, Mon sac est enfin terminée.
En choisissant des boutons plus classiques, j’ai abandonné l’idée de rajouter des attaches parisiennes et le coté «Babydoll » du sac mais il me plait tout de même beaucoup comme il est. De toute façon, j’ai pris tant de plaisir à le tricoter qu’il se peut que je récidive cet automne avec la laine rose et je l’aurai, mon coté Babydoll .
Aurore lance un nouveau KAL sur un pull femme cette fois-ci et je m’y suis inscrite les yeux fermés : c’est une formule idéale pour moi qui est parfois besoin d’être stimulée pour faire les finitions de mon ouvrage.
Le choix n’est pas encore définitivement arrêté (même si j’ai une petite préférence pour un des 4 modèles en compétition et je languis de connaître le résultat du vote proposé aux participantes.
29 mai 2008
Marseille, capitale du tricot
Si vous aimez la dentelle au tricot, il faut vous pencher, si ce n’est déjà fait, sur un châle estonien : un rêve de légèreté et de grâce, un souffle de vent, la caresse d’une plume …
Si vous aimez les chaussettes, vous devez rêver sur la beauté et la diversité des modèles tricotés et présentés ici, là ou encore là.
Si vous aimez les deux, il vous fallait être à Marseille le week-end dernier pour participer à ceci : Ateliers Nancy Bush
Le plein de tendresse à
Nacreline et à ses petites sœurs pour m’avoir permis
de participer à ces moments magiques. Un immense merci à
Fannie pour l’idée et le travail d’organisation remarquable.
Un hug chaleureux à Nancy pour nous avoir fait
partager son savoir faire et sa passion .
Une pelote d’amitié pour dire à
toutes combien j’ai apprécié
votre compagnie et garder
vivants les liens
que nous avons
noués.
28 mai 2008
Guédelon toujours ...
Et je n'aurai pas bien entendu, terminé la visite sans un détour par la maison de la fileuse avec son petit jardin d'herbes tinctoriales :
ses bocaux de graines et de racines sur l'étagère ou sèchent les échevaux,
et, sur la fenêtre, son nuancier de couleurs toutes douces
Pour répondre à Micheline, il s'agit d'un chateau commencé il y a 15 ans seulement mais bâti selon les techniques et avec les outils du XIIème siècle. Un travail d'érudits et de passionnés qui devrait durer encore une bonne dizaine d'année.
Leur site, présente le projet d'une manière trés pédagogue et vous éclairera bien mieux que moi sur cette aventure : http://www.guedelon.fr/
19 mai 2008
Bravo Christine59 !















