17 juin 2009
Angoisse !
Difficile de trouver le sommeil ce soir :
demain, les épreuves du baccalauréat commencent dans la cage aux oiseaux. 
C'est toujours un moment angoissant pour tous mais cette année, j'ai encore une raison de plus pour m'angoisser : mon dernier oiseau à moi, planchera aussi demain . Et comme d'autres déclenchent une crise d'appendicite à la veille des examens, lui a, depuis ce matin, une ENOOOOORME rhyno-pharingite.
Dans la journée, il a avalé une tablette de paracétamol, une de vitamine C, usé deux boites de kleenex et avait encore 38 de fièvre ce soir. Ca ne va pas être la grande forme demain matin !
Imaginez LE STRESS de la mère poule !
20 avril 2009
Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux
Les oiseaux se sont envolés pour une dernière période de vacances avant le trimestre fatidique, celui ou les anxieux vont bûcher deux fois plus, angoissés à l’idée des examens ou de l’orientation qui approchent, celui ou ceux qui doutent douteront encore plus, celui ou ceux qui ont décidés de baisser les bras iront s’allonger sur la pelouse sous les cerisiers en fleurs. Celui enfin ou on leur dira : allez ! faites un dernier effort : deux petits mois encore à travailler d’arrache pied, ce sera vite passé.
Mais entre 15 et 18 ans, ce que ça peux être long deux mois dans une salle de cours quand le soleil brille à l’extérieur !
Avant les vacances, carnaval traditionnel et le soleil étant de la partie, c’est une bien belle après-midi toute colorée et pleine de gaieté à laquelle nous avons eu droit.
10 juillet 2008
Et de trois !
10 jours déjà que je ne suis pas venu vous parler mais mon temps a été bien occupé tant sur le plan tricot que sur le plan professionnel.
Demain, la cage aux oiseaux va fermer ses portes pour quelques temps. Les dernières semaines ont été riches d’émotions. Il y a d’abord eu l’ambiance feutrée et le silence quasi religieux qui entourent les épreuves du baccalauréat, l’attente fébrile de la journée du 4 juillet, les exclamations joyeuses, étonnées, les pleurs, qui ont suivi l’affichage des résultats, les conseils stratégiques avec les enseignants pour choisir les matières de rattrapage aux oraux du second groupe et, durant 10 jours, ces figures angoissées qui attendent dans les couloirs devant les portes des salles ou, en une demi heure, va se jouer la prochaine année de leur vie. Echec, et une année de plus au lycée ou réussite, et envol vers une nouvelle vie qui à la fois les attirent et les effraient.
La sortie du lycée, pour la plupart, c’est l’entrée dans le monde des adultes et avouez qu’il y a de quoi être effrayé !
Ces 10 jours ont aussi été l’occasion des derniers au revoir et des derniers échanges de cadeaux Il y a maintenant une écharpe parme baptisée « Poésie » qui attend sagement les grands froids de l’hiver prochain pour orner le cou de mon amie Jamila.
Passionnée par les Lettres, Jamila a entamé sa première année face aux élèves avec la passion de transmettre cet amour et son savoir. La découverte de l’autre face du métier d’enseignant, celle qui consiste à tout d’abord prouver à un clan d’adolescents que le Français peut être plus intéressant qu’une séance de chahut, a été difficile. Mais certains apprennent très vite : Jamila est de ceux là : d’une classe turbulente, elle a fait un groupe soudé et enthousiaste qui a participé avec brio au Printemps des poètes et soutenu avec aisance la difficile étude des « Chants de Maldoror » devant une inspectrice.
J’envie la maturité tranquille que tu as acquise en quelques mois sans perdre ta passion et ta foi en ce métier.
Que l’année prochaine te soit douce, je sais que les têtes brunes et blondes que l’on te confiera seront pleines et bien faites à la fin de l’année scolaire
04 avril 2008
La Cage aux oiseaux
Je travaille dans une cage aux oiseaux.
Une grande. 
Nous sommes presque 800 volatiles. Il y a des jeunes (la majorité) qui sont là pour apprendre à voler de leurs propres ailes, il y a les «matures» (j’aime bien ce mot parce qu’il ne veut rien dire …) qui sont là pour aider les jeunes à prendre leur envol, il y a ceux qui nourrissent la volière, ceux qui veillent à la propreté et à la solidité du nid. Et puis au dessus de tout ca, pour éviter la panique qui ne manquerait pas de régner si on n’y mettait bon ordre (dixit le dieu des oiseaux) il y a le chef de la volière. Pas plus méchant qu’un autre (j’ai connu bien pire) plein de bonnes intentions et souvent coincé entre les ordres reçus «d’en haut» et les réalités de chaque jour.
Cela va vous sembler drôle de la part d’un «fonctionnaire» mais je les aime. Tous. Bon certains un peu moins que d’autres –je ne suis pas une sainte- mais dans l’ensemble, je trouve que j’ai plutôt de la chance.
Je viendrais de temps en temps vous parler d’eux, de notre vie, de nos moments de bonheur et de nos angoisses aussi.
Avec bien sur, toute la retenue que m’impose le « devoir de réserve » …

